Renforcement de la hausse des prix de l'immobilier ancien

La pénurie de biens disponibles à la vente a renforcé la concurrence entre des acheteurs qui ne négocient plus les prix proposés. La baisse n'est donc pas à l'ordre du jour, selon le dernière baromètre LPI / Se Loger.

"La hausse des prix des logements anciens ne ralentit pas, loin s'en faut", indique l'Observatoire LPI / Se Loger dans son dernier tableau de bord mensuel. Huit mois après le début du premier confinement, le rythme d'augmentation se renforce encore. À fin octobre, les prix signés affichent une augmentation de 6,3 % sur un an, contre + 4,5 % il y a un an à la même époque. Pour les trois derniers mois, la hausse est de 2,5 %.

"La raréfaction de l'offre se constate en effet partout sur le territoire et la demande s'est transformée avec le renforcement des difficultés d'accès au crédit des ménages modestes, ceux qui réalisent les achats les moins onéreux : tout contribue donc à accroître la pression sur les prix", explique Michel Mouillart, porte-parole du baromètre, et les ambitions des vendeurs "ne laissent guère se profiler une accalmie sur le front des prix". Les prix affichés augmentent de 5,5 % sur un an et "rien, dans les propositions récentes, n'annonce un fléchissement du rythme de la hausse".

Parmi les grandes métropoles suivies par l'Observatoire, la hausse des prix sur un an est particulièrement significative à Nantes (+ 12,8 %, 4 211 € / m2), Lyon (+ 12,8 %, 5 659 €) et Lille (+ 10,3 %, 3 579 €). Le prix moyen signé à Paris s'établit à 10 689 € le mètre carré, en progression de 5,4 %.

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